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La Joya, sur le chemin de la joie

Joie éternelle, béatitude, bonheur, au-delà du rêve, est-ce possible ? La Joya (art de la joie) propose d'allier méditation, philosophie, danse et dialogue intuitif afin d'impulser libération des émotions, éveil de la conscience, et réalisation de soi. Comment trouver les voies pour cultiver la joie, le graal ultime, qui anime chaque recoin de l'être humain.

Pour ceux et celles qui connaissent la Biodanza (danse de la vie) imaginée dans les années 60 par le chilien anthropologue Rolando Toro Araneda, vous avez une longueur d'avance pour toucher du doigt la Joya inventée par Bruno Giuliani. Ce dernier connait très bien la Biodanza qui l'a aidé à sortir des méandres de la dépression. Aussi puissante que soit cette pratique présentée comme une « pédagogie de l'art de vivre » qui libère le corps et ouvre le cœur, elle manquait à ses yeux d'un petit quelque chose ! la dimension intellectuelle de la philosophie et spirituelle de la méditation. La Joya qui voit le jour en 2010 est un univers où se croisent, s'imbriquent et fusionnent psychologie, spiritualité, philosophie et créativité, une pratique holistique qui prend en considération toutes les dimensions physique, énergétique, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle de l'être. Et autant dire que B.Giuliani sait de quoi il parle, cet homme est un phénomène. Ses titres sont si nombreux que je n'en citerai que quelques uns : Professeur agrégé et Docteur en philosophie, Maître en Biochimie de l'Université de Nice Sophia Antipolis, enseignant, ex directeur pédagogique au sein de la Fondation SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble créée par Martine Roussel et Frédéric Lenoir et parrainée par Edgar Morin), prof de Biodanza, créateur et Directeur d'une école de Philo et d'une école d'Ethique, artiste, coach de vie. Il est également l'auteur de nombreux articles et ouvrages.


La joie, une quête universelle

De Bouddha à Mahatma Gandhi, en passant par Ma Ananda Môyi, Matsumoto Jitsudo, Confucius ou Spinoza, la joie est une quête de tout instant dont B.Giuliani s'est fait une spécialité. J'avoue, en pleine période de confinement j'ai, comme beaucoup d'entre vous sans doute, un peu de mal à entrevoir la joie dans ses multiples dimensions. B.Giuliani a sans doute raison et j'espère que son dessein de participer à libérer la société des croyances limitantes, de la réveiller, d'éveiller les consciences, de l'élever vers plus de spiritualité, participera de belle façon à refondre la société...et à semer la joie qui, pour l'instant est largement écrasée par le conditionnement mental.


Épanoui ! Oui oui !

La Joya est une pratique de sagesse qu'il est possible de faire seul, à deux, en groupes, en famille, en classe, en entreprise, elle est accessible à tous les âges. La séance débute par un état méditatif où chacun est invité à accueillir émotions, sensations et pensées. L'accompagnant interroge les participants sur leur degré de bonheur et les aide à identifier ce dont ils auraient besoin, là, à l'instant, pour être heureux. Le centrage dans le coeur que permet la méditation permet de réveiller la capacité d'éveil de la personne. Elle peut alors répondre aux questions de manière intuitive en laissant son mental de côté, « c'est la vérité de l'être qui parle » explique B.Giuliani, il parle de « vivance », d'une expérience dans le moment présent qui intègre à la fois perceptions, émotions, affects, sensations et intuition spirituelle. Vient ensuite un temps d'activation corporelle sous forme de danse, chant et jeu afin de « libérer l'énergie vitale et favoriser l'expression des vertus ». Dans un troisième temps retour à une méditation guidée pour « harmoniser l'énergie, éveiller la conscience et accueillir les intuitions au delà du mental ». Un quatrième temps est consacré à la création artistique au sens large. Poésie, dessin, peinture, modelage...tout est possible, le choix s'adapte à l'intuition du moment en fonction de ce qui se joue au sein du groupe. L'expression artistique permet à « l'âme de s'exprimer de manière symbolique ». Pour le temps suivant, B. Giuliani a mis au point la méthode SABER : Sensation-Affect-Besoin-Envie-Réalisation, elle guide les dialogues intuitifs. L'idée est de sentir ce qui fait barrière à la joie au plus profond de nous et de trouver le chemin pour désamorcer et faire sauter les verrous. Des rituels symboliques soutiennent, dessinent et impulsent la libération des affects verrouillés pour les transformer en affects positifs et actifs porteurs de liberté et de joie. Chaque séance se clôt en douceur par des échanges où chacun peut partager ses joies et exprimer ce qu'il ressent. Ce déroulement un peu complexe vu de l'extérieur est « très simple dans sa pratique, et surtout accessible à tous dans son principe ».

La finalité de la Joya est d'activer les vertus et de libérer le pratiquant de ses tendances égotiques (narcissiques). Le nombrilisme ne barre-t-il pas la route à l'ouverture aux autres, à l'amour et à la sagesse ? B.Giuliani distingue six formes de joie qui toutes contribuent au bonheur et que la pratique de la Joya met tour à tour en éveil : l'auto-estime ou joie d'être soi, la sérénité ou joie d'être au monde, l'amour ou joie d'être en relation, l'enthousiasme ou joie d'être créateur, la félicité ou joie d'être en conscience et enfin la béatitude ou joie d'être dans l'unité. De quelles vertus parle B.Giuliani ?

Avancer sur son chemin spirituel et accueillir la joie nécessite de tonifier les 72 vertus de la sagesse identifiées par B.Guiliani. Prenons par exemple les 12 vertus de la sagesse individuelle : simplicité, authenticité, sensibilité érotisme, autonomie, cohérence, dignité, intégrité, responsabilité, autorité, souveraineté et unité. Elles apporteraient contentement et estime de soi. Les vertus de la sagesse physique, relationnelle, pragmatique, intellectuelle et spirituelle, évoquées par B.Giuliani sont tout aussi détaillées et vivifiées par la Joya. La méthodologie centrale de la Joya « consiste à transformer les affects passifs (passions) en joies actives (vertus au sens de Spinoza). À la différence des joies passives qui viennent des causes extérieures et nous rendent plus ou moins dépendants et frustrés, la joie active naît de l'intérieur par l'intuition spirituelle et nous rend de plus en plus sages, libres et heureux. » Il serait donc par exemple possible, avec le temps, de transformer la colère qui nous empoisonne en détermination et justice porteuses d'espoir de joie.


La Joya est-elle thérapeutique ?

Envisagée au départ comme une pratique d'épanouissement et d'éveil, la Joya s'avère être bénéfique pour lutter contre le mal-être, le stress, l'anxiété, la dépression...avec également des résultats intéressants auprès de patients atteints de pathologies mentales plus sérieuses. B.Giuliani constate tous les jours « ses effets pour dissiper les souffrances tant physiques, émotionnelles que spirituelles », « la joie amène l'amour qui guérit de toutes les blessures de l'âme, de l'esprit et donc du corps ».


Quand Joya rime avec Spinoza

B. Giuliani est tombé très tôt dans la marmite philosophique de Spinoza. « Précurseur de la philosophie des lumières, de la science contemporaine et de la démocratie moderne, il est pour moi le grand philosophe de la joie ». B. Giuliani a réécrit l'oeuvre majeure de Spinoza. Dans Le bonheur avec Spinoza, l'Ethique reformulée pour notre temps, il rend ses pensées parfois indigestes, plus accessibles au plus grand nombre. La Joya met en scène l'idée spinoziste selon laquelle il faut remplacer les idées fausses que chacun a de soi-même par des idées actives et positives afin de vivre plus libre et plus heureux.


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Idée lecture : L'expérience du bonheur, une philosophie de la joie, B.Giuliani, éd. Almora.

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